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Honneur aux Femmes !

Publié le 08/03/2013 à 03:43 par jenaya Tags : femme

 

 

 


Un Regard sur la Femme

L'être féminin est au centre du monde mais aussi au cœur des hommes. Depuis toujours, à chaque époque, la femme a été l'inspiratrice, la muse d'une multitude de poètes. Jusqu'à aujourd'hui il est resté le plus beau et le plus inépuisable des sujets. La femme par sa beauté incontestable, sa grâce, sa douceur, son élégance, sa sensualité, ses charmes, a été comparé à tout les plus beaux trésors dont regorge notre monde. Évocatrice d'admiration, de fougue, d'amour passionnel, de désir ardent,elle a été sublimée par la plume des plus grands poètes. Amis lecteurs je te présente dans cette anthologie un ensemble de poèmes qui font l'éloge de la femme.

Le premier poème qui dresse un éloge de la femme commence en 630 avant JC, avec la poétesse Sapphô car la femme attire aussi bien les hommes que les femmes. Dans son poème, «  A une aimée », il est question d'un sourire et d'une grâce qui paralyse tout le sens de la poétesse et éveil en elle un feu de passion. Bien plus tard, en 1829 Alfred de Musset écrit « l'Andalouse » car toutes les femmes du monde possèdent une beauté propre à leurs origines, il nous décrit une femme à la sensualité impertinente avec une «  chevelure qui l’inonde » et de «  grand sourcils noirs » qui nous entraîne dans un cadre exotique propice à la passion. En 1841 on retrouve deux poèmes où la femme apparaît comme un être indispensable pour le monde, un être de douceur qui dompte le cœur des hommes, un être de beauté «  qui charme ou rêve » il s'agit de «  Les femmes sont sur la terre » de Victor Hugo et «  Une femme est l'amour » de Gérard de Nerval. Charles Baudelaire continue ce voyage parmi les plus somptueux poèmes sur l'être féminin en nous emportant avec deux poèmes de son recueil Les fleurs du Malpublié en 1857 «  La Beauté » et le « Serpent qui danse » Dans ce deuxième poème on découvre le désir ardent et fervent des hommes pour la Femme, pour son corps qui ondule, sa démarche gracieuse et délicate et les charmes d'un corps nu «  que j'aime voir chère indolente de son corps si beau ».  La femme est une muse incontournable , c'est pourquoi le poète Paul Verlaine s'est laissé ensorcelé à son tour, il écrit « A une Femme » en 1866, un poème qui s'adresse à une femme inconnue car les femmes sont ses plus grandes inspiratrices, en un regard, par leur yeux comparable à des astres elle le fascine et provoquent sa création artistique. Comment mettre les mots justes sur une beauté fascinante quand rien n'est plus beau que ce qu'on a devant soit, tel est le thème du poème «  La Mémoire » de François Coppée écrit en 1877, il est désarmé devant les charmes qui émanent de la femme et cherche à trouver en vain «  des mots qui la peindront ». Enfin se termine en beauté notre voyage au cœur des femmes avec le poème «les yeux d' Elsa » de Louis Aragon écrit en 1959, ce poète fou amoureux d'Elsa Triolet à écrit de nombreux poèmes d'amour pour elle et lui a même composé un recueil, ici il s’émerveille devant la beauté de son regard « Tes yeux sont si profonds qu'en me penchant pour boire, j'ai vu tout les soleils y venir se mirer », un regard auquel il se raccroche, elle est sa force contre la souffrance, ses yeux le font voyager.

Amis lecteurs, ainsi s'achève notre voyage . Je t'abandonne à une valse de poèmes qui embellissent l'être féminin par ces vers d'une beauté infini et qui le compare et le sublime de la manière la plus belle qu'il soit.



L'Andalouse

 

Avez-vous vu, dans Barcelone,
Une Andalouse au sein bruni ?
Pâle comme un beau soir d’automne !
C’est ma maîtresse, ma lionne !
La marquesa d’Amaëgui !

J’ai fait bien des chansons pour elle,
Je me suis battu bien souvent.
Bien souvent j’ai fait sentinelle,
Pour voir le coin de sa prunelle,
Quand son rideau tremblait au vent.

Elle est à moi, moi seul au monde.
Ses grands sourcils noirs sont à moi,
Son corps souple et sa jambe ronde,
Sa chevelure qui l’inonde,
Plus longue qu’un manteau de roi !

C’est à moi son beau corps qui penche
Quand elle dort dans son boudoir,
Et sa basquina sur sa hanche,
Son bras dans sa mitaine blanche,
Son pied dans son brodequin noir.

Vrai Dieu ! Lorsque son oeil pétille
Sous la frange de ses réseaux,
Rien que pour toucher sa mantille,
De par tous les saints de Castille,
On se ferait rompre les os.

Qu’elle est superbe en son désordre,
Quand elle tombe, les seins nus,
Qu’on la voit, béante, se tordre
Dans un baiser de rage, et mordre
En criant des mots inconnus !

Et qu’elle est folle dans sa joie,
Lorsqu’elle chante le matin,
Lorsqu’en tirant son bas de soie,
Elle fait, sur son flanc qui ploie,
Craquer son corset de satin !

Allons, mon page, en embuscades !
Allons ! la belle nuit d’été !
Je veux ce soir des sérénades
À faire damner les alcades
De Tolose au Guadalété.

Alfred de Musset, 1829


Les Yeux d'Elsa

Tes yeux sont si profonds qu'en me penchant pour boire
J'ai vu tous les soleils y venir se mirer
S'y jeter à mourir tous les désespérés
Tes yeux sont si profonds que j'y perds la mémoire

À l'ombre des oiseaux c'est l'océan troublé
Puis le beau temps soudain se lève et tes yeux changent
L'été taille la nue au tablier des anges
Le ciel n'est jamais bleu comme il l'est sur les blés

Les vents chassent en vain les chagrins de l'azur
Tes yeux plus clairs que lui lorsqu'une larme y luit
Tes yeux rendent jaloux le ciel d'après la pluie
Le verre n'est jamais si bleu qu'à sa brisure

Mère des Sept douleurs ô lumière mouillée
Sept glaives ont percé le prisme des couleurs
Le jour est plus poignant qui point entre les pleurs
L'iris troué de noir plus bleu d'être endeuillé

Tes yeux dans le malheur ouvrent la double brèche
Par où se reproduit le miracle des Rois
Lorsque le coeur battant ils virent tous les trois
Le manteau de Marie accroché dans la crèche

Une bouche suffit au mois de Mai des mots
Pour toutes les chansons et pour tous les hélas
Trop peu d'un firmament pour des millions d'astres
Il leur fallait tes yeux et leurs secrets gémeaux

L'enfant accaparé par les belles images
Écarquille les siens moins démesurément
Quand tu fais les grands yeux je ne sais si tu mens
On dirait que l'averse ouvre des fleurs sauvages

Cachent-ils des éclairs dans cette lavande où
Des insectes défont leurs amours violentes
Je suis pris au filet des étoiles filantes
Comme un marin qui meurt en mer en plein mois d'août

J'ai retiré ce radium de la pechblende
Et j'ai brûlé mes doigts à ce feu défendu
Ô paradis cent fois retrouvé reperdu
Tes yeux sont mon Pérou ma Golconde mes Indes

Il advint qu'un beau soir l'univers se brisa
Sur des récifs que les naufrageurs enflammèrent
Moi je voyais briller au-dessus de la mer
Les yeux d'Elsa les yeux d'Elsa les yeux d'Elsa

Louis Aragon, 1959


Le serpent qui danse



"Le Serpent qui danse" chanté par Gainsbourg

Que j'aime voir, chère indolente,
De ton corps si beau,
Comme une étoffe vacillante,
Miroiter la peau!

Sur ta chevelure profonde
Aux âcres parfums,
Mer odorante et vagabonde
Aux flots bleus et bruns,

Comme un navire qui s'éveille
Au vent du matin,
Mon âme rêveuse appareille
Pour un ciel lointain.

Tes yeux où rien ne se révèle
De doux ni d'amer,
Sont deux bijoux froids où se mêlent
L’or avec le fer.

A te voir marcher en cadence,
Belle d'abandon,
On dirait un serpent qui danse
Au bout d'un bâton.

Sous le fardeau de ta paresse
Ta tête d'enfant
Se balance avec la mollesse 
D’un jeune éléphant,

Et ton corps se penche et s'allonge
Comme un fin vaisseau
Qui roule bord sur bord et plonge
Ses vergues dans l'eau.

Comme un flot grossi par la fonte
Des glaciers grondants,
Quand l'eau de ta bouche remonte
Au bord de tes dents,

Je crois boire un vin de bohême,
Amer et vainqueur,
Un ciel liquide qui parsème
D’étoiles mon cœur!

Charles BaudelaireLes Fleurs du Mal  1857



A une aimée

Il goûte le bonheur que connaissent les dieux
Celui qui peut auprès de toi
Se tenir et te regarder,
Celui qui peut goûter la douceur de ta voix, 
Celui que peut toucher la magie de ton rire,
Mais moi, ce rire, je le sais,
il fait fondre mon cœur en moi.

Ah ! moi, sais-tu, si je te vois,
Fût-ce une seconde aussi brève,
Tout à coup alors sur mes lèvres,
Expire sans force ma joie.

Ma langue est là comme brisée,
Et soudain, au cœur de ma chair,
Un feu invisible a glissé.
Mes yeux ne voient plus rien de clair,
À mon oreille un bruit a bourdonné.

Saphô  630 avant  J.C.


La mémoire

Souvent, lorsque la main sur les yeux je médite,
Elle m’apparaît, svelte et la tête petite,
Avec ses blonds cheveux coupés courts sur le front.
Trouverai-je jamais des mots qui la peindront,
La chère vision que malgré moi j’ai fuie ?
Qu’est auprès de son teint la rose après la pluie ?
Peut-on comparer même au chant du bengali
Son exotique accent, si clair et si joli ?
Est-il une grenade entr’ouverte qui rende
L’incarnat de sa bouche adorablement grande ?
Oui, les astres sont purs, mais aucun, dans les cieux,
Aucun n’est éclatant et pur comme ses yeux ;
Et l’antilope errant sous le taillis humide
N’a pas ce long regard lumineux et timide.
Ah ! devant tant de grâce et de charme innocent,
Le poète qui veut décrire est impuissant ;
Mais l’amant peut du moins s’écrier : “Sois bénie,
O faculté sublime à l’égal du génie,
Mémoire, qui me rends son sourire et sa voix,
Et qui fais qu’exilé loin d’elle, je la vois !”

François Coppée, L’Exilée (1877)



A une Femme

 

A vous ces vers de par la grâce consolante

De vos grands yeux où rit et pleure un rêve doux,
De par votre âme pure et toute bonne, à vous
Ces vers du fond de ma détresse violente.

C’est qu’hélas ! le hideux cauchemar qui me hante
N’a pas de trêve et va furieux, fou, jaloux,
Se multipliant comme un cortège de loups
Et se pendant après mon sort qu’il ensanglante !

Oh ! je souffre, je souffre affreusement, si bien
Que le gémissement premier du premier homme
Chassé d’Eden n’est qu’une églogue au prix du mien !

Et les soucis que vous pouvez avoir sont comme
Des hirondelles sur un ciel d’après-midi,
- Chère, - par un beau jour de septembre attiédi.

Paul Verlaine, recueil Poèmes Saturniens, 1866.


La Beauté

Je suis belle, ô mortels ! comme un rêve de pierre,

Et mon sein, où chacun s’est meurtri tour à tour,
Est fait pour inspirer au poète un amour
Eternel et muet ainsi que la matière.

Je trône dans l’azur comme un sphinx incompris ;
J’unis un coeur de neige à la blancheur des cygnes ;
Je hais le mouvement qui déplace les lignes,
Et jamais je ne pleure et jamais je ne ris.

Les poètes, devant mes grandes attitudes,
Que j’ai l’air d’emprunter aux plus fiers monuments,
Consumeront leurs jours en d’austères études ;

Car j’ai pour fasciner ces dociles amants,
De purs miroirs qui font toutes choses plus belles :
Mes yeux, mes larges yeux aux clartés éternelles !

Charles Baudelaireles Fleurs du mal, 1857



Une Femme est l'amour
Une femme est l'amour, la gloire et l'espérance ;

Aux enfants qu'elle guide, à l'homme consolé,
Elle élève le coeur et calme la souffrance,
Comme un esprit des cieux sur la terre exilé.

Courbé par le travail ou par la destinée,
L'homme à sa voix s'élève et son front s'éclaircit ;
Toujours impatient dans sa course bornée,
Un sourire le dompte et son coeur s'adoucit.

Dans ce siècle de fer la gloire est incertaine :
Bien longtemps à l'attendre il faut se résigner.
Mais qui n'aimerait pas, dans sa grâce sereine,
La beauté qui la donne ou qui la fait gagner ?

Gérard de Nerval



Commentaires (1)

Ana le 08/03/2013
Passes une belle journée Jenaya.Bisous
http://minamusi.centerblog.net


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